En 2006, je rends visite à des amis à Pékin. J’y avais séjourné brièvement une première fois en 2002 pour raisons professionnelles, et l’évolution en quatre ans est saisissante.
Je vois disparaître sous mes yeux les dernières traces d’une Chine traditionnelle, trois fois millénaire, sobre et communautaire, et émerger un monde moderne, à la fois émancipateur et destructeur. Pékin qui devient Beijing.
Je vois des personnes qui y trouvent leur place, d’autres qui s’y sentent perdues, qui subissent ce changement.
Je cherche à rendre compte de ces tensions entre les aspirations de chacun, et la réalité de ce qu’il vit.